Cours du blé 2026 : cotations Euronext, CBOT et prix rendu en France
Le cours du blé tendre décembre 2026 s’affiche à 237,50 €/t sur Euronext, sous le seuil des 240 €/t.
- Contrat mars 2027 à 246,00 €/t, échéance la plus ferme.
- Point haut de la courbe : mai 2027 à 246,75 €/t.
- Septembre 2027 à 236,75 €/t, repli après récolte.
- Rebond attendu de 4 % en 2026 et 2027.
- Récolte mondiale prévue à 819 Mt.
- Blé roumain et parité euro/dollar pèsent sur l’export.
Cotations du blé tendre : cours Euronext et marchés à terme
Sur Euronext, le contrat blé tendre décembre 2026 s’affiche à 237,50 €/t, en recul de 3 €/t. Ce mouvement fait passer le cours sous le seuil technique des 240 €/t, un support que les opérateurs surveillaient de près. La cotation de référence pour cette même échéance ressort à 243,50 €/t, ce qui confirme une légère pression baissière sur le front proche.
Plus loin dans la courbe des échéances, les contrats affichent une progression mesurée : 239 €/t pour décembre 2026 avec une hausse de 2,75 €/t, et 227,25 €/t pour septembre 2026, en hausse de 4 €/t. Les échéances suivantes se positionnent ainsi :
- Décembre 2026 : 237,50 €/t, sous le support de 240 €/t
- Mars 2027 : 246,00 €/t, échéance la plus ferme de la courbe
- Mai 2027 : 246,75 €/t, point haut des contrats affichés
- Septembre 2027 : 236,75 €/t, repli après la récolte
- Volumes et contrats échangés : à suivre pour confirmer la tendance
Cette structure de prix, dite en carry jusqu’à mai 2027 puis en repli sur septembre 2027, traduit l’anticipation d’une récolte mondiale abondante. Les analystes tablent sur 819 Mt de blé tendre au niveau mondial, un niveau qui pèse sur les échéances lointaines.
Pour les opérateurs, le suivi du nombre de contrats échangés reste essentiel : un volume faible accompagne souvent des mouvements de prix peu significatifs. La prudence reste donc de mise avant d’interpréter une variation quotidienne comme une tendance de fond.
Analyses et tendances du marché céréalier

Après une année de repli marquée par une baisse de 7 % des prix du blé, les analystes tablent sur un rebond de 4 % du cours du blé tendre en 2026 et 2027. Ce scénario repose sur un marché mondial qui reste tendu, avec une récolte mondiale attendue à 819 Mt.
La prudence domine toutefois chez les acheteurs, qui restent attentistes face à des cours céréaliers qui se tassent. Le blé roumain s’impose comme un concurrent sérieux pour la France, tandis que la parité euro/dollar continue de soutenir les prix des céréales à l’export.
Les signaux de reprise restent fragiles : un rebond technique s’est dessiné après une semaine sous pression, mais le marché manque de moteur clair pour confirmer une tendance durable à la hausse.
Actualités des marchés agricoles et céréaliers
Le marché agricole ne se résume pas au blé. Plusieurs matières premières évoluent en parallèle et influencent l’ambiance générale des transactions. Voici les faits marquants à retenir.
- Sucre : inquiétudes climatiques qui soutiennent les cours mondiaux
- Colza Euronext : bond de 5 €/t, contrat 11/2026 à 538,25 €/t
- Betteraves : récolte catastrophique, prix du sucre en hausse
- FAO : nouvelle hausse des prix alimentaires en septembre
- Clarebout (Belgique) : coup de frein industriel sur ses lignes
Colza et sucre : deux moteurs haussiers
Le colza affiche une dynamique remarquable sur Euronext, avec un contrat 11/2026 à 538,25 €/t, en progression de 3,25 €/t. Ce mouvement accompagne le bond de 5 €/t observé sur l’ensemble de la courbe. Le sucre, de son côté, profite directement des inquiétudes climatiques qui pèsent sur les zones de production.
La récolte de betteraves est qualifiée de catastrophique, ce qui tire mécaniquement les prix du sucre vers le haut. Ces tensions sur les sucres et oléagineux créent un climat porteur pour l’ensemble du complexe céréalier.
Signaux macro et industriels à surveiller
La FAO confirme une nouvelle hausse des prix alimentaires en septembre, signe que la pression reste présente sur les matières premières agricoles. Du côté industriel, le groupe Clarebout (Belgique) marque un coup de frein sur son activité, un signal à surveiller pour la demande en amidonnerie.
Pour les opérateurs, ces actualités dessinent un marché où les fondamentaux haussiers côtoient des signaux de prudence. La vigilance reste de mise sur l’évolution du colza et du sucre, qui donnent souvent le ton aux autres céréales.
Prix du blé sur CBOT et marchés internationaux
| Marché | Échéance | Cours | Variation |
|---|---|---|---|
| CBOT blé | 1er octobre | 682,75 USD/Bu | +1,04 % |
| CBOT blé | 4 au 5 mars | 12 à 16 cts$/t | Hausse |
| Euronext maïs | 11/2026 | 266,5 €/t | +1,25 €/t |
| Euronext colza | 11/2026 | 538,25 €/t | +3,25 €/t |
| Matif blé | 12/2026 | 239 €/t | +2,75 €/t |
Une référence mondiale qui donne le ton
Le CBOT (Chicago Board of Trade) reste la boussole du marché mondial du blé. Le cours affiché à 682,75 USD/Bu, en progression de 1,04 %, confirme la fermeté des prix à l’international. Cette dynamique s’est illustrée entre le 4 et le 5 mars avec une hausse de 12 à 16 cts$/t en une seule séance.
Pour un producteur français, ce niveau de prix signifie surtout que la demande mondiale reste solide, même si le marché américain connaît des phases de correction sur le mois écoulé.
Les autres marchés qui accompagnent le blé
La tendance haussière ne concerne pas uniquement le blé. Le maïs Euronext échéance 11/2026 cote 266,5 €/t après un gain de 1,25 €/t, et le colza 11/2026 s’établit à 538,25 €/t avec une progression de 3,25 €/t. Ces mouvements parallèles traduisent un intérêt global pour les céréales et oléagineux.
Sur le Matif, le contrat blé 12/2026 à 239 €/t pour une hausse de 2,75 €/t montre que les acheteurs européens suivent le mouvement américain. Cette corrélation entre les places est un repère utile pour anticiper les variations.
Ce que cela implique pour la commercialisation
Un blé cher à Chicago soutient mécaniquement les prix rendus en France via la parité euro/dollar. Quand le billet vert se renforce, les exportations européennes deviennent plus compétitives, ce qui tire les bases portuaires vers le haut.
Pour un négociant ou un agriculteur, surveiller le CBOT chaque matin permet d’anticiper la tendance de la journée avant même l’ouverture des cotations physiques françaises.
Marché physique : bases rendu Rouen, La Pallice, Dunkerque
Rouen et Dunkerque : bases portuaires du Nord
- Rouen rendu standard : 238,5 €/t, référence export du Nord
- Dunkerque : 237,5 €/t, base proche de Rouen
- FOB Moselle : 209,5 €/t, décote marquée vers l’intérieur
Le cours du blé tendre Rouen standard ressortait à 221,25 €/t pour une prise en charge au 1er octobre, ce qui matérialise l’écart entre le marché physique et les échéances à terme. Sur le rendu Rouen, la cotation s’établit à 238,5 €/t, tandis que Dunkerque s’affiche à 237,5 €/t. Ces deux places affichent des niveaux très proches, car elles partagent la même vocation exportatrice vers le nord de l’Europe.
À l’inverse, la base FOB Moselle, à 209,5 €/t, décroche nettement. Cette décote reflète l’éloignement des grands terminaux portuaires et le coût logistique pour rejoindre les zones de chargement maritime.
La Pallice et Pontivy : bassin atlantique et intérieur
Sur le bassin atlantique, le rendu Port La Pallice atteint 241,5 €/t, soit le niveau le plus élevé des bases portuaires comparées. Ce différentiel s’explique par la demande soutenue des usines et des exportateurs de la façade ouest.
Plus à l’intérieur des terres, le rendu Pontivy cote 240,5 €/t. La base bretonne profite de la proximité des fabricants d’aliments du bétail, ce qui maintient une prime régulière sur les origines locales.
À ces références s’ajoute le segment des blés de qualité supérieure : le blé dur rendu La Pallice, base juillet, s’affiche à 290,00 €/t, soit une prime de 10 € par rapport aux cotations précédentes. Ce niveau confirme l’intérêt marqué des meuniers pour les blés à haute valeur technologique.
